« Je tiens trois semaines, et après je craque. »
Cette phrase, je l’entends presque à chaque premier rendez-vous. Souvent dite à voix basse, avec un peu de honte. Comme si c’était un aveu.
Alors déjà, je veux te rassurer : tu es loin d’être un cas isolé, et tu n’es pas le problème. Trois semaines, ce n’est pas un échec. C’est même plutôt une preuve que tu es capable de faire des efforts importants. Le souci, c’est qu’on t’a demandé de tenir quelque chose qui n’était pas tenable.
Ce n’est pas ta volonté qui lâche, c’est la méthode
Quand une habitude s’écroule au bout de quelques semaines, il y a souvent plusieurs raisons derrière. Et le manque de discipline n’explique pas tout, loin de là.
Parfois, c’est que le changement demandé était trop grand d’un coup. On te dit de tout changer lundi : les courses, les horaires, les portions, le sport. Ça marche tant que la motivation est haute. Le jour où ta semaine devient compliquée, tout tombe en même temps.
Parfois, c’est que le plan ne tenait pas compte de ta vie réelle. Tu as des horaires irréguliers, des enfants, des repas au bureau, des déplacements. Un plan pensé pour quelqu’un qui a deux heures devant lui à midi a peu de chances de tenir dans ta vie.
Et il y a une troisième raison, dont on parle moins : le corps lui-même peut rendre les choses plus dures. Une fatigue de fond peut avoir des causes concrètes, et certaines se regardent de près. Le fer, par exemple : on ne le regarde jamais tout seul, on le lit avec plusieurs marqueurs, dont la ferritine. La vitamine B12 et la thyroïde sont d’autres pistes. Des soucis de digestion aussi, parfois, même si ce n’est pas forcément eux qui expliquent ta fatigue.
Et attention, parce que c’est là qu’on lit beaucoup de bêtises en ligne. Un résultat tout en bas de la fourchette, ça ne veut pas dire que tu présentes une carence. Et ça ne veut pas dire non plus qu’on a trouvé la cause de ta fatigue. Ça veut dire que ça mérite peut-être qu’on le regarde, avec tes symptômes et le reste de tes marqueurs. Jamais tout seul.
Et si un résultat demande une interprétation ou une prise en charge médicale, je t’envoie vers ton médecin, tout simplement. Je le redis parce que c’est important : la médecine classique et l’approche fonctionnelle ne s’opposent pas, elles sont complémentaires. J’interviens en complément de ton suivi médical, jamais à sa place.
On a essayé de te faire rentrer dans une méthode qui n’est pas adaptée pour toi. C’est aussi simple que ça.
« Je ne cherche pas à imposer un régime, mais un accompagnement sur le long terme. »
Ce que je regarde avant de te demander de changer quoi que ce soit
Avant de parler d’assiette, je cherche à comprendre ton fonctionnement. Concrètement, en consultation, on regarde ensemble :
- Ton rythme réel : à quelle heure tu manges, où, avec qui, combien de temps tu as devant toi.
- Ton sommeil et ton stress : deux choses qui pèsent énormément sur ce que tu arrives à mettre en place.
- Ce qui a déjà été tenté : ce qui a tenu, ce qui a lâché, et surtout à quel moment ça a lâché.
- Ta biologie, lorsque c’est pertinent : si ton histoire évoque une piste précise, on en parle et on l’explore. Les analyses ne sont pas systématiques, une bonne anamnèse peut suffire.
À partir de là, on ne construit pas un programme. On construit ton programme, celui qui a une chance de tenir dans ta semaine à toi.
Une habitude qui tient, c’est une habitude petite
Moi, je préfère que tu changes une seule chose et que tu la gardes six mois, plutôt que dix choses gardées douze jours. Ça paraît lent, je sais. En réalité, c’est souvent ce qui va le plus vite, parce qu’on ne recommence pas à zéro tous les mois.
Ma règle, c’est celle-là : une habitude tient quand elle est assez petite pour survivre à ta pire semaine. Pas à ta meilleure. Si elle ne passe pas le lundi de reprise après des vacances, la semaine de rush au travail ou le soir où tu rentres à 20 h, elle n’est pas encore à la bonne taille. On la réduit, et on avance quand même.
Et puis il y a un point sur lequel je ne transige pas : le plaisir. J’aimerais que les gens prennent plaisir à manger et ne trouvent pas ça compliqué. Une habitude qui te rend triste à table ne durera pas, et honnêtement, tant mieux.
Et si ce cycle te fait souffrir, ou si ton rapport à la nourriture devient lourd à porter, dis-le moi simplement. On en parle sans jugement, et parfois c’est un autre professionnel qui doit prendre le relais.
La vraie réussite, c’est le jour où tu n’as plus besoin de moi
Je ne cherche pas à te tenir la main pendant des années. Je cherche à te rendre autonome, avec des habitudes que tu pourras garder à long terme et que tu sauras ajuster par toi-même quand ta vie changera. Parce que ta vie va changer, c’est certain.
Si tu as déjà repris et lâché plusieurs fois, ne le lis pas comme un échec. Lis-le comme une information : on n’a pas encore trouvé la méthode qui te correspond. Regardons ensemble ce qui se passe à l’intérieur pour agir à l’extérieur.
Et pour toi ?
Faisons le point sur ta situation
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Réserver mon appel gratuit Tu préfères d’abord y voir plus clair ? Fais le questionnaire en 2 minutes.Le contenu de cet article est proposé à titre informatif. Il ne remplace pas un avis médical : en cas de doute sur ta santé, parles-en à ton médecin. Mon accompagnement intervient en complément de ton suivi médical, jamais à sa place.